Oihana

Dans un futur proche, Oihana vit avec Lur, sa mère. A travers les siècles, les femmes de cette famille se sont transmis leurs connaissances par la danse. Mais la transmission a cessé. Oihana n’a pas appris, elle ne comprend plus cette langue et tous les secrets qu’elle raconte. Une nuit, Oihana découvre qu’à travers le rêve, elle peut voyager. Elle part donc à la rencontre de son passé et des femmes puissantes qui parlent cette langue mystérieuse.

  • ClientIzuli Kia
  • FormatThéâtre
  • LieuPays Basque
  • Date2021
  • MissionsScénographie, Costumes, Accessoires
  • Crédits photoNahia Garat

NOTES SCÉNOGRAPHIQUES

L’exigence de cette création était de concevoir un espace scénique capable d’évoquer un univers futuriste en déclin, une société à la dérive. L’univers visuel proposé se situe à la croisée des héroïnes de Hayao Miyazaki et d’une dystopie à la Mad Max.
La scénographie repose sur un échafaudage végétalisé à deux niveaux, un dispositif qui structure l’espace et inscrit la narration dans un monde où la frontière entre nature et technologie s’est estompée. Cet équilibre entre organicité et mécaniques de survie reflète un futur proche du nôtre, marqué par des innovations technologiques plausibles et des tensions écologiques.
L’histoire met en scène trois générations de femmes confrontées à l’effondrement des systèmes économiques et à la lutte écologiste. Elles évoluent dans un monde hybride où la nature et la technologie ne s’opposent plus, mais fusionnent pour dessiner un nouveau paysage. La fiction s’appuie sur des personnages à la fois réalistes et fantastiques, dont les silhouettes stylisées accentuent l’aspect postmoderne de leur quête et de leur survie.
Visuellement, la scénographie s’anime à travers des tableaux en clair-obscur, où l’interaction entre lumière et matière souligne la dualité de ce monde en mutation. Des lueurs bleutées évoquant l’intelligence artificielle et des touches de fluorescence viennent marquer les moments où la fiction s’élève vers l’extraordinaire. L’esthétique oscillant entre rudesse et raffinement nous plonge dans une fable dystopique où l’avenir se joue à la lisière du vivant et du mécanique.