Amua

Ana a invité ses deux anciens amants à la cabane d’Irati. Un dernier week-end, au nom de ce qui a été et de ce qui a été rêvé. Aitor et Txolarre viendront, oui, mais ni l’un ni l’autre ne savent qu’ils seront trois.
Ils se sont beaucoup aimés, ils s’aiment beaucoup, mais il est difficile de partager quelque chose d’aussi intime. L’exclusivité, le romantisme, l’ego, la possession, les habitudes, la culture et l’éducation mises de côté, même pour un seul week-end, provoqueront un grand tumulte intérieur.
Entre la forêt sauvage, les cerfs et les champignons, les distances entre ce que chacun pense, dit et fait révèleront les personnages. On nous a souvent dit que l’utopie de la liberté réside dans les derniers instants, mais au nom de l’amour, jusqu’où pouvons-nous aller ?

  • ClientAxut !
  • FormatThéâtre
  • LieuLouhossoa, Pays Basque
  • Date2021
  • MissionsScénographie, Costumes, Accessoires
  • Crédits PhotoAinhoa Resano
  • TeaserEñaut Castagnet

NOTES SCÉNOGRAPHIQUES

L’espace scénique de Amua est une transposition poétique des reliefs montagneux du Pays Basque, inspirée des paysages d’Iraty. L’histoire se déroule dans un chalet de montagne, lieu de retrouvailles où resurgissent d’anciens désaccords. Les montagnes, avec leurs plis et leurs creux, deviennent un miroir des tensions enfouies, un terrain où les vérités se dissimulent et se révèlent.
Au cœur du récit : une question intime et pourtant profondément sociétale. Le désir de maternité chez une femme célibataire, non comme une quête individuelle mais comme un débat collectif.
La scénographie épouse ce relief, jouant sur les niveaux et la hiérarchisation des espaces. Le parquet en bois, prolongement du chalet, sert à révéler l’histoire sur cette topographie intérieure. Dans cette transposition symbolique de l’espace, la nature apparaît aussi dans les revers de la scénographie, comme un refuge intime pour les personnages. L’attention est portée au sol, aux racines, à la terre, à la boue – celle qui s’accroche aux chaussures de randonnée, celle dont l’humanité est issue.
L’ensemble de l’espace est blanc, tel une page vierge, une surface prête à accueillir une nouvelle histoire. Le sol et les fonds immaculés deviennent la toile sur laquelle la lumière se déploie avec finesse. La temporalité du week-end se traduit par des variations lumineuses subtiles : des nuances pastel qui rythment le passage du temps, comme un roman-photo bucolique aux accents politiques et contemporains.
L’esthétique est raffinée, épurée, résolument moderne, portée par un jeu de lumière pictural qui sculpte l’espace et accompagne la narration.