Oncle Vania

Le vieux professeur Sérébriakov vient se retirer à la campagne, dans la propriété de sa première épouse. Son arrivée bouleverse le quotidien laborieux de sa fille Sonia et de l’oncle Vania, qui entretiennent le domaine depuis des années. Très vite, les regards — et les cœurs — se tournent vers Eléna, la jeune et troublante seconde épouse du professeur. Désirs, frustrations et désillusions s’entremêlent, faisant vaciller l’équilibre fragile de cette vie rurale.

  • ClientThéâtre des Chimères
  • FormatThéâtre
  • LieuPays Basque
  • Date2010
  • MissionsScénographie, Costumes, Accessoires
  • Crédits photo Guy Labadens

NOTES SCÉNOGRAPHIQUES

Dans cette création, j’ai exploré la lutte pour la survie et la résilience à travers le prisme de la marginalité et du rejet. L’espace scénique se déployait tel un échiquier, chaque personnage incarnant une pièce du jeu, avec ses propres mouvements et trajectoires, jusqu’à l’immobilité finale du tableau. Cette approche symbolique reflétait la stratégie et les confrontations inhérentes aux relations humaines, chaque déplacement sur l’échiquier représentant les choix et les sacrifices des personnages.
L’esthétique générale était marquée par une instabilité volontaire, évoquant des éléments précaires et temporaires, accentuant le pathétique de la condition humaine. Les personnages provenaient de milieux contrastés : certains issus de la capitale, d’autres de la campagne. Malgré ces différences, la mise en scène cherchait à transcender les apparences pour révéler une quête de vérité brute sur la nature humaine.
Le plateau, à la fin, ne conservait que les vestiges d’une explosion invisible, symbolisant une tension omniprésente qui traversait non seulement la fiction, mais aussi la destinée d’une équipe vouée à l’échec, aboutissant à un échec et mat inéluctable.