Le Projet Laramie

En 1998, à Laramie, petite ville du Wyoming dont la devise est « Vivre et laisser vivre », Matthew Shepard, un jeune homme de 21 ans, est brutalement assassiné dans un crime homophobe. Ce drame réel secoue les États-Unis, provoquant une prise de conscience massive et une vague de protestation contre l’intolérance.
Une troupe de théâtre mène une enquête approfondie, recueillant plus de deux cents témoignages, et au fil de leurs recherches, la vérité sur cette tragédie émerge peu à peu.

Teaser
  • ClientJour de Fête Compagnie
  • FormatThéâtre en milieu rural
  • LieuBayonne, Pays Basque
  • Date2019
  • MissionsScénographie, Costumes, Accessoires, Jeu
  • Crédits PhotoLuc Médrinal, Patxi Amulet
  • TeaserAlex Heitler, Myriam Milent

NOTES SCÉNOGRAPHIQUES

Dans le projet Laramie, je propose un espace de jeu évolutif qui sublime le récit documentaire de l’histoire. La construction d’une barrière en bois devient à la fois un élément dramaturgique et un décor, modulant les différents espaces du récit tout en accueillant les multiples témoignages des habitants de Laramie. L’idée est de créer un lien sensible entre la parole authentique du théâtre documentaire et la nature environnante.
Le repérage et l’utilisation de la lumière naturelle sont des éléments centraux de la mise en scène. La pièce débute au moment du coucher du soleil, en pleine campagne, créant ainsi un dialogue entre l’immensité du paysage et le récit. La première partie de l’oeuvre est conçue comme un tableau panoramique où les personnages évoluent dans un espace ouvert et vaste. Ensuite, la seconde partie se fait plus intime, resserrant l’espace scénique pour tisser un lien direct avec le public. Ce resserrement spatial accentue l’émotion et l’intensité du récit, le rapprochant de la réalité des témoins.
Pour la création des personnages, j’ai exploré différents niveaux de théâtralité afin de retranscrire fidèlement les personnalités et la culture américaine du Wyoming. Les costumes, riches en codes, matières et textures, deviennent un langage à part entière, un point de vue qui s’intègre et renforce le récit global de la création. Les accessoires, quant à eux, s’insinuent subtilement dans la complexité de chaque tableau, apportant une lecture symbolique et esthétique du récit.